SNCF-AREP / Photographe : Mathieu Lee Vigneau

Personne ne peut imaginer que la gare de Besançon-Viotte a vécu la guerre. Et pourtant...

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Sous l'occupation, les troupes hitlériennes entrent à Besançon le 16 juin 1940, malgré la démolition, par l'armée française, des ponts menant à la ville. Proche de la ligne de démarcation, Besançon est pourtant relativement épargnée durant la Seconde Guerre Mondiale.

On ne peut pas en dire autant de sa gare, construite en 1855 sur la rive droite du Doubs. Dans la nuit du 15 au 16 juillet 1943, la Royal Air Force envoie un escadron de bombardiers en direction de Sochaux, tout près de la frontière suisse. Leur cible : les usines Peugeot. Cible alternative, Besançon, à 80 kilomètres à l'ouest, afin de détourner l'attention de l'occupant.
Dans le quartier de la Viotte, vers 1h du matin, un bombardier anglais tire ainsi deux fusées éclairantes sur la gare. Riposte immédiate de la Luftwaffe : un chasseur de nuit allemand l'intercepte pour un face-à-face aérien au final tragique. Bilan : 50 morts, 40 blessés graves… et la gare, anéantie par le crash de l'appareil britannique. L'avion allemand échouera, lui, entre la gare et le monument aux morts. Besançon-Viotte ne renaîtra de ses cendres qu'en 1964.

Votre gare : Besançon Viotte

Laurent JOEL, directeur de gare

2, avenue de la Paix 25000 Besançon

horaires

Lundi - Mardi - Mercredi - Jeudi - Vendredi - Samedi - Dimanche de 04:30 à 23:59

horaires jours fériés

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