Un rôle économique à part entière

Les gares emploient des personnels et passent des contrats avec des partenaires industriels et de services (entreprises locales, nationales et européennes) qui participent à leur développement. Acteur foncier, elles investissent dans la rénovation de leurs bâtiments voyageurs. Acteur commercial, elles contractent avec des enseignes qui leur assurent des revenus et qu’elles conseillent dans leur développement et leur stratégie, grâce à la connaissance des flux dans leurs murs.
Pour un emploi SNCF en gare, il y a 3 emplois auprès des fournisseurs et commerçants en gare.

Des sites générateurs d’emplois et d’activité

En France, les gares emploient des personnels commerciaux et d’accueil, de sécurité et d’entretien pour la maintenance de leurs bâtiments, soit près de 10 000 employés chargés d’assurer la fluidité des flux et de renseigner les voyageurs. L’activité des gares stricto sensu génère ainsi près de 700 millions d’euros de valeur ajoutée par an.

Un modèle économique vertueux

Sur un parc de 3 000 gares, 80 en moyenne font l’objet de travaux importants de rénovation chaque année. Grâce aux travaux engagés, les gares sont en mesure d’augmenter leurs capacités de location d’espaces commerciaux. Ces redevances commerciales constituent aujourd’hui la clef de leur modèle économique : pour moitié, elles financent leur fonctionnement, leur information, leur propreté, leur sûreté et leur confort et pour l’autre moitié leurs investissements à venir.

Le rôle moteur des commerces

Chaque jour, les commerces implantés en gare attirent 30% des voyageurs. Le taux de transformation, c’est à dire le nombre d’achats effectués rapporté au nombre de personnes qui fréquentent les magasins, atteint entre 60 et 75%, contre 77% dans les centres commerciaux. Avec 23% du chiffre d’affaires des commerces en gare en 2018, la restauration joue un rôle spécifique contribuant à transformer la gare en lieu de vie, et donc à capter un flux au-delà des seuls voyageurs.

Hall gare de Bordeaux
Chantier3

Un savoir-faire global

La spécificité des gares françaises tient au développement d’un savoir-faire global au sein de SNCF Gares & Connexions. Elle sait gérer les flux de forte intensité. Elle a une compétence en matière de maintenance et d’exploitation de lieux dédiés à cette surintensité, une vision architecturale et urbanistique, et des ambitions digitales. Aujourd’hui, SNCF Gares & Connexions est l’un des rares opérateurs dans le monde à disposer de l’ensemble de ces outils. Au Royaume-Uni ou au Japon, ces métiers sont externalisés.

L’enjeu du digital

La gare marie déjà le digital et le physique. Demain, elle sera prédictive et intelligente. Elle anticipera les tendances pour améliorer la vie des citoyens. Par la connaissance des datas de ses visiteurs, la gare est en passe de devenir un élément central de la smart city en France comme à l’international où l’expérience digitale de SNCF Gares & Connexions lui donne un réel avantage concurrentiel.

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Un effet de levier sur l’investissement

Quelle que soit l’échelle retenue, que la gare soit implantée dans les grandes villes ou les plus petites, le point commun est la référence à la centralité du lieu de transit, mais aussi à sa capacité à dynamiser son environnement. En moyenne, l’effet de rénovation d’une gare attire sur son territoire deux fois son investissement dans le quartier, des investissements autant privés que publics.

Les gares au cœur des mégalopoles de demain

La mégalopole est l’horizon économique de la ville. Les grandes cités concentrent entreprises, cerveaux, lieux de recherche et de formation, innovations, emplois et services. Elles attirent chaque jour plus de citoyens et ceux qui ne vivent pas dans un périmètre proche viennent y travailler ou y rencontrer leurs partenaires économiques. De 2001 à 2010, la part des déplacements en transports collectifs a augmenté de 21%, contre 0,6% pour l’automobile. À l’horizon 2030, les déplacements journaliers devraient encore croître de 13% dont un quart de ce chiffre au profit des transports en commun.

Des centres d’activités économiques

Le mode de vie de la cité dépendant de la mobilité, élus et urbanistes proposent de rénover les quartiers autour des gares ou stations, de les densifier et d’en faire des centres d’activités économiques. Les rendez-vous d’affaires se font de plus en plus dans les lieux de transit, comme cela s’est déjà développé dans certains grands aéroports et maintenant de plus en plus dans les gares.

Passeuses de savoir, d’art et de culture

À la fois lieux et acteurs publics, les gares sont le terrain idéal de diffusion d’une culture pour tous. Ouvertes sur l’extérieur, elles proposent une offre artistique variée et sortent les œuvres de leurs lieux réservés.