Être au cœur du déploiement des mégalopoles

Les grandes villes vont s’étendre dans un contexte de mobilités individuelles plus réduit. Dès lors, la gare va devenir la centralité à partir de laquelle se déploiera la mégalopole. Transformer une mégalopole en cité durable nécessite une stratégie qui place les transports collectifs et partagés au cœur même du développement urbain. L’objectif de cette nouvelle manière de « faire » la ville est de concevoir un espace urbain avec des lieux de vie durable, des réseaux et des équipements de transport performants qui structurent la ville dans un environnement davantage protégé et valorisé.

Opérer sa propre transition écologique

Afin de jouer pleinement son rôle dans la mutation des quartiers en lieu de vie durable, la gare à la mission de donner l’exemple en matière d’équipements écoresponsables : verrières qui se transforment en fermes solaires, espaces dédiés aux mobilités écologiques, réseau de solutions digitales concourant à la création de villes intelligentes... De même, amener la lumière du jour jusque sur les quais souterrains, construire des rues intérieures sous des verrières permettent au visiteur de se guider dans l’espace mais aussi de renforcer un sentiment de sécurité.

Favoriser continuité et intermodalité

Par essence, les gares répondent parfaitement aux nouvelles tendances en matière d’aménagements urbains consistant à prioriser les mobilités douces et le transport actif, en particulier la marche. Privilégier un réseau piétonnier, c’est miser sur la continuité et la connectivité. On doit pouvoir entrer et sortir de la gare sans le sentiment de discontinuité qui, aujourd’hui, domine. Idéalement, il faudrait avoir l’impression qu’on est déjà dans la ville lorsqu’on descend du train.

Dynamiser les quartiers alentours

En créant des zones commerciales en ses murs, des espaces de coworking, des bureaux ou des lieux de restauration, la gare génère non seulement de l’attractivité pour le voyageur, mais également pour le quartier de la gare dans son ensemble. Nombreux sont les projets qui se réapproprient des emprises, entrepôts ou autres bâtis techniques ferroviaires, pour les transformer en lieux de vie voire proposer des alternatives dans l’économie sociale et solidaire. Plutôt que de continuer à s’étendre indéfiniment en périphérie, la ville du futur réinvestit ses interstices au cœur de son tissu urbain.